mise à jour
le 13/02/10
dispositif expérimental de suspension magnétique
AP

ce petit bricolage permet, pour quelques euros, de toucher du doigt le phénomène de la suspension électromagnétique, dont le principe de base est le même que celui des prototypes de trains allemands et japonais, probablement pourvus de systèmes plus élaborés que celui-ci ...;o)

il est tout de même étonnant d'imaginer que, d'après les théories actuelles, ce sont des particules aussi immatérielles que les photons qui maintiennent cette balle de ping-pong et cette bille d'acier en équilibre... Et que dire des trains cités plus haut !

c'est vrai aussi que les gravitons qui tirent ces objets vers le bas sont des particules encore plus mystérieuses, qu'aucune expérience n'a réussi à mettre en évidence à ce jour !

 

comment une balle de ping-pong peut-elle être attirée par un champ magnétique?... "le secret" :-) , deux aimants au Néodyme (W-05-G de Supermagnete ) mis bout à bout et collés à l'intérieur...

 

le dispositif est très simple :

1 - un électroaimant fixé sur un support attire l'aimant introduit dans la balle de ping-pong

2 - pour éviter que la balle ne vienne se coller à l'électroaimant, il est nécessaire d'interposer une barrière lumineuse :
lorsqu'elle est située sous le faisceau lumineux, la balle est attirée vers le haut, elle coupe alors le faisceau, l'attraction s'arrête, la balle redescend et le cycle recommence...

 

ce module est disponible dans la boutique lévitation

 

le problème est que si l'on réalise un tel dispositif, il ne fonctionne pas ... :-)

en effet, le corps suspendu n'étant soumis à aucun frottement mécanique, à part celui de l'air qui est négligeable, les oscillations ont tendance à s'amplifier rapidement et finissent par provoquer la chute de l'objet - pour obtenir un comportement stable, il faut agir sur le signal électrique de façon à limiter l'amplitude du mouvement ...

c'est ce que fait le schéma ci-dessous

en allant du repère A au repère D, on trouve dans l'ordre :

- un pont diviseur de tension constitué d'une résistance et d'une photodiode : au point A apparaît le signal de correction de position qui est appliqué ensuite à un LM324 monté en suiveur (ou en adaptateur d'impédance) - brochage du LM324 (pdf)

- ensuite, un réseau RC qui, en fonction de la fréquence d'oscillation de l'objet, crée un déphasage variable du signal au point B, qui tend à diminuer l'amplitude des oscillations (dernières courbes en bas de cette page)

- enfin un second LM324 amplifie suffisamment le signal modifié (point C) pour que le Darlington final travaille quasiment en commutation (point D)

 

schéma : R (47 K) doit être réglée pour avoir à la fois Vb = 0,1 V quand le faisceau est coupé, et Vb=1,5 V dans le cas contraire - R (47 K) est réglée ici à environ 50% soit 26 Kohms - l'électroaimant est extrait d'un relais 12 V - 20 A d'automobile que l'on trouvera en grande surface ( par exemple dans un Centre E.Leclerc ayant une boutique L'Auto, le "relais 12 V interrupteur réf. D372" - moins de 3 euros et assez facile à démonter )

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ci-dessous, une série de courbes mettant en évidence les déphasages entre les différents points de mesure, ainsi que les phénomènes d'hystérésis dus au noyau ferromagnétique de l'électroaimant. La tension au point A est fonction de la position de la partie supérieure de la sphère dans un faisceau laser : 1 V ≈ 1/10 mm.
(cliquer pour agrandir)
points A et B
points A et D
point A et capteur à effet Hall posé sur l'électroaimant
point D et capteur à effet Hall posé sur l'électroaimant


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accrochage et stabilisation d'une balle de ping-pong
(cliquer pour agrandir)

1 - en la soulevant jusqu'à ce qu'elle soit attirée par l'électroaimant
 
2 - en la laissant tomber vers son niveau d'équilibre
 
     

ces deux relevés sont intéressants, car ils montrent comment se réalise l'amortissement en moins d'1/10 de seconde : dès que la balle commence à monter, l'alimentation se coupe, et dès qu'elle amorce sa descente, la tension se rétablit

cette action à contretemps du champ magnétique assure la stabilité du dispositif : le principe est un peu le même que pour une balançoire dont l'amplitude augmente tant que les poussées accompagnent le mouvement, et qui au contraire diminue lorsque les poussées sont désynchronisées (on peut vérifier l'efficacité du dispositif en débranchant le condensateur...)

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vidéo d'une balle de ping-pong accrochée à un rayon laser

le dispositif utilise ici une bobine de relais Leclerc 12 V - 20 A réf. D372
afin d'adapter le circuit à ses caractéristiques, la capacité du condensateur a été ramenée à 33 nF

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vidéo d'une maquette de train à suspension magnétique

le dispositif est constitué de 2 modules de suspension magnétique décrits ci-dessus, montés bout à bout (*)
sa masse est de 189 g avec les piles et il consomme
environ 7 W
la température des bobines peut atteindre 90 °C
(*) en vente dans la
boutique lévitation

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autres applications possibles :
(cliquer pour agrandir)

- en connectant un oscilloscope aux bornes de l'électroaimant et en regardant la largeur des impulsions positives, on s'aperçoit que ce petit montage se comporte comme un sismographe d'une certaine sensibilité - par exemple, une résistance d'1/4 W (0,3 g) lâchée de 5 cm au-dessus de l'établi (masse totale estimée à 20 kg), provoque une secousse tout-à-fait visible à l'écran

- profitant de l'absence de frottements mécaniques, il est possible de réaliser un anémomètre également assez sensible : en remplaçant la sphère par une petite roue à aubes à trois pales, on arrive facilement à la faire tourner en soufflant dans sa direction depuis une distance de deux à trois mètres (ci-contre)

- enfin, j'espérais pouvoir obtenir un radiomètre en peignant en noir les pales de l'anémomètre et en l'éclairant puissamment : le rotor tourne bien sur près d'un tour, puis s'arrête et revient en arrière - il semblerait que cette amorce de rotation ne soit pas due à l'action directe de la lumière, mais plus simplement à des mouvements de convection causés par le puissant projecteur halogène que j'ai utilisé ...
( je l'ai appris depuis, ces moulins à photons ne se décident à fonctionner que pour une pression atmosphérique inférieure à 300 µ de Hg (site de JM Laugier - autre site "How does a light-mill work ?") - c'est 20 fois plus faible encore que la pression atmosphérique à la surface de Mars ...)

 

 
des kits de lévitation sont en vente dans la boutique